Enluminure Cordonnerie Sauvageot Dijon

Enluminure Cordonnerie Sauvageot



Je présente ici une enluminure que j’ai réalisé pour remercier Mr Sauvageot de la Cordonnerie Sauvageot de Dijon pour avoir eu la grande gentillesse de me faire profiter d’une pièce belle de cuir pour la réalisation d’un coussin à dorer.

Dans cet article “Pas à Pas” j’explique les étapes montrées en photos.

 

Outils

  • Clous de tapissier,
  • Marteau, cutter, ciseaux,
  • Plaque de mélaminé,
  • Morceau de parchemin,
  • Pinceau N°0 et N°1,
  • Brunissoirs en agate,
  • Bassine d’eau.

Pigments

  • Blanc de Titane Sennelier,
  • Vert Émeraude Sennelier,
  • Vin rouge et Rouge Hélios Sennelier,
  • Encre ferrique au vin blanc,
  • Liant jaune d’oeuf.

Mordants

  • Mordant à la gomme d’ammoniaque pour la dorure à plat (triangles et bandes extérieures),
  • Assiette à dorer faite-maison pour la dorure en relief (carrés).

Dorure

  • Or transfert 22 carats,
  • Or libre 22 carats.

1 – Les préparations : J’ai tendu un morceau de parchemin sur un bout de mélaminé. Ensuite, je suis passé au ponçage de ce dernier (voir l’article concernant la préparation du parchemin). Pendant que le parchemin sèche, je créé un exemple de ce que je compte faire dessus sur papier. Les encres et pigments sont les mêmes mais la dorure est de la gouache.

2 – Pose du mordant pour la dorure à plat : Ce mordant est à base de gomme d’ammoniaque qui a environ 6 mois. Plus cette dernière est vieille, plus son pouvoir collant est important (bientôt un article “Pas à Pas” pour apprendre à faire et poser ce mordant). Je pose le mordant en une seule couche avec un pinceau N°1 Dalbe 520R sur les bandes extérieures.  Je fais en sorte de ne pas revenir son mon passage afin d’éviter les traces de pinceau. En cas d’erreur, si je déborde ou si une goutte tombe par mégarde, j’utilise une petite pointe  pour gratter le surplus de la gomme avant qu’elle ne commence à sécher.

3 – Pose de l’or transfert : Une fois le mordant posé et sec, je le ré humidifie avec mon haleine grâce à un petit cône de papier kraft (je déconseille les pailles en plastique car l’haleine va créer de la condensation à l’intérieur et une goutte pourrait tomber sur votre travail…). Tout de suite après soufflé, je pose les bandes d’or transfert préalablement découpées aux quasi-dimensions des zones à dorer. Je les pose aussi en une seule fois. D’abord un côté, puis je laisse le reste suivre doucement. Grâce au papier transfert, je peux passer mon doigt dessus et appuyer un peu pour fixer l’or.

4 – Les bandes extérieures ont été dorées : Cette photo montre le résultat de la pose de l’or avant que ce dernier ne soit ébavuré (je passe un pinceau doux appelé “appuyeux” ou pinceau aquarelle pour récupérer l’excédent d’or). Pensez à garder ces paillettes d’or car elles vous resserviront sûrement.

5 – Pose de l’assiette à dorer faite maison : J’ai posé mon assiette à dorer en plusieurs couches, en observant un temps certain de séchage entre chaque. Je prends le temps de poncer la surface de chaque couche et de la brunir avec un brunissoir en agate. Cette action permet à l’humidité de remonter en surface. Plus l’assiette sera lisse, plus l’or brillera après brunissage. À l’inverse, si vous avez des marques ou traces sur l’assiette, elles se verront obligatoirement une fois l’or posé. Prenez le temps de bien faire pour cette étape.

6 – Pose de l’or libre : Pour l’or libre, je procède différemment. Contrairement à l’or transfert qui est “collé” sur sa feuille, l’or libre vole au moindre courant d’air et se plie sur lui-même. Pour le manipuler, on pose la feuille sur un coussin à dorer et on la coupe avec un couteau à dorer. Puis on récupère le morceau d’or voulu avec une palette à dorer ou une pince à épiler pour les petits formats. Cette photo montre toutes les zones dorées à l’or libre après voir été ébavurées. Je fais aussi quelques tests de brunissage sur l’or au travers  d’un papier de soie pour tester son adhérence.

7 – Pose des premiers pigments : Je peins mes zones avec un premier lavis très dilué mais pas trop humide pour ne pas déformer mon parchemin. Une fois la lavis bien sec, je repasse dessus en plusieurs couche si nécessaire afin d’avoir un bel aplat de couleur sans traces de pinceau. Après séchage complet, je peux passer un coup de brunissoir en agate pour rattraper les éventuels défauts.

8 – Pose du vert émeraude et du blanc de titane : Avec la même technique que précédemment, je pose le vert émeraude et le blanc de titane en lavis puis en couches successives pour avoir de beaux aplats. Là aussi, après séchage, je passe mon brunissoir au besoin.

9 – Pose des rehauts au blanc de titane : C’est la dernière étape pour ce projet. La pose des rehauts au blanc de titane avec un pinceau N°0 Raphael Sepia deco 8520.

Il me reste à faire les quelques volutes qui accompagneront le texte comme on peut le voir sur le test sur papier réalisé au tout début. J’aurais dû les faire à ce moment-là, lors de la calligraphie du parchemin pour rester dans la bonne marche à suivre.


Le rendu final

Je posterais prochainement la photo finale de ce projet. J’attends de savoir si j’encadre la création ou si je la laisse sur son support actuel. Rendez-vous bientôt pour le résultat final.


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